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The Gauntlet : Que mijotes-tu en ce moment ?
Richard :

Beaucoup de choses. Je travaille actuellement sur un projet solo.

The Gauntlet : Quel est donc ce projet ?
Richard :

A quoi ça ressemble ? Je travaille sur différentes chansons. Je ne veux pas appeler ça un solo. C'est un nouveau projet, dans lequel je fais tout moi-même. Je passe du temps en production en Suède. Je suis très occupé. Je fais ça alors que Rammstein est en break cette année. Après toutes ces années, nous pensions que nous avions besoin d'un break. Les autres sont en vacances.

The Gauntlet : C'est cool. Je pense qu'après 13 ans, il est temps pour une coupure. Quand vous travaillez et partez en tournée, vous êtes tellement intenses et concentrés à créer ce que Rammstein est devenu.
Richard :

C'est vrai, c'est vrai. C'est une bonne période pour que chacun de nous prenne un peu de distance. Les 13 dernières années, nous avons presque toujours été ensemble. Les choses peuvent être vraiment difficiles, particulièrement dans ce groupe. Nous travaillons dans une sorte de démocratie qui utilise beaucoup la discussion. Il est donc vraiment bon d'avoir une coupure en ce moment. Avec "Reise Reise" en 2004, "Rosenrot" l'année dernière et un DVD Live bientôt, il est temps de prendre une pause. Il est bon d'avoir un peu de repos.

The Gauntlet : Quel est le nom de votre nouveau groupe et de quoi sa parle ?
Richard :

Le projet s'appelle Emigrate. Habitant à New York, ça m'a certainement inspiré. C'est un mix, mais ça sonne plus américain qu'allemand. Le côté allemand se ressent, mais je chante en anglais. Je dirais que c'est plus mélodique (que Rammstein, ndlr). Cependant, je ne sais pas à quoi ça ressemble, à quoi le comparer. J'aime ça. C'est la première fois que j'organise un projet depuis son commencement. Je suis vraiment intéressé à faire ceci. Personne ne peut croire combien d'heure et d'effort il faut pour faire un disque. D'une certaine manière, les gens ne l'apprécient pas vraiment. Mais je ne veux pas me plaindre, je suis heureux.

The Gauntlet : Est-ce que c'est pourquoi vous êtes à New York ? Pour vous détacher des autres, et changer de décor ?
Richard :

Je me suis déplacé à New York il y a deux ans. Le truc à mon propos, c'est que je sens que je produis trop de matière. Dans Rammstein, il y a toujours une compétition interne au groupe, ce qui est une bonne chose. Lorsque nous avons enregistré "Mutter", il y avait beaucoup de tension dans le groupe. J'ai dû faire du lâcher prise. C'était l'une des raisons pour lesquelles j'ai dû m'écarter. Si le groupe devait survivre, je devais partir, le laisser respirer. À l'époque j'avais été marié deux ou trois ans et les choses se mettaient en place. J'avais vécu une vie de marié. Et ça s'est avéré bon.

The Gauntlet : Ca n'a pas été trop difficile de t'écarter un peu de Rammstein ?
Richard :

Ouais, c'est vraiment dur pour un type qui est toujours en contrôle. Honnêtement il était vraiment important de laisser aller, pour ma santé et pour les autres. Je suis le genre de type qui quand il a une vision, ne la lâche plus en s'obstinant. Lorsque vous vivez dans une démocratie de groupe, vous devez discuter de tout avec toutes les personnes impliquées. Il s'avère que des personnes ont leurs propres idées et qu'elles veulent changer des choses et essayer quelque chose de différent. Il était important de lâcher du lest et je me sens bien mieux en ce moment. Je ne suis pas obligé d'être là tout le temps. J'ai autant travaillé pour les albums récents que dans les anciens, ce qui est une bonne chose. Tu avais raison, c'était difficile de m'écarter, mais c'est la vie.

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